


Quelle sera la place réservée aux radicaux de gauche sur la liste socialiste aux élections régionales ?
Les négociations avancent bien. Nous devrions arriver à un accord, ce que le PRG souhaite. Nous avons demandé deux places éligibles et
une non éligible en Saône-et-Loire. La proposition actuelle du Parti Socialiste est une place éligible. J'aurais souhaité que les candidatures radicales de gauche puissent être envisagées dans un
contexte régional, sachant que dans certains départements, nous avons plusieurs bons candidats. Ils pourraient être répartis selon une logique régionale, qui devrait être celle retenue pour ce
type d'élection...
Avec le cavalier seul des Verts et peut-être celui des communistes au premier tour, les places seront chères au deuxième pour les radicaux...
Les engagements du premier tour doivent être tenus pour le second. Sinon, il ne peut y avoir d'accord...
Pensez-vous que les divisions peuvent priver la Gauche de la victoire ?
Cette élection n'est pas gagnée d'avance. Il serait préférable que nous soyons tous ensemble dès le premier tour. Mais dans le cadre
d'un second tour où toutes les forces de gauche seraient réunies, il serait préférable que la campagne du premier tour ait été correcte de la part des uns et des autres. Cela suppose aussi que le
Parti Socialiste privilégie l'union à ses équilibres internes...
Êtes-vous favorable à un accord avec le MoDem ?
Au premier tour, l'idéal serait l'union des forces de gauche telles qu'on les connaît. Au second, tous ceux qui veulent se retrouver
sur nos idées et nos projets avec un engagement fort de leur part sont les bienvenus...
Vous êtes vice-présidente du Conseil général et élue municipale. Pourquoi tenez-vous autant à redevenir conseillère régionale ?
J'ai déjà été simultanément conseillère générale et conseillère régionale et j'ai toujours pensé que ces deux mandats étaient
complémentaires. Mais étant actuellement vice-présidente du Département de Saône-et-Loire, je souhaite redevenir simple conseillère régionale, ne briguant aucune vice-présidence à la Région, les
deux étant, à mon sens, incompatibles. On ne peut bien faire son travail que lorsqu'on est dans un seul exécutif. Je suis d'ailleurs favorable à la création du conseiller territorial. En
revanche, je suis contre le mode de scrutin que Sarkozy propose pour l'élection des futurs conseillers territoriaux : le scrutin à un tour qui lamine la démocratie locale. Avec ce mode
d'élection, seuls les grands partis, UMP et PS, tireront leur épingle du jeu. Les petits partis, les citoyens qui voudront s'engager n'auront plus aucune marge de manœuvre, et les 20 % de
proportionnelle n'y changeront rien. Ceci s'inscrit dans une tentative généralisée de casse des libertés et des contre-pouvoirs...
Jacques Rebillard, conseiller régional sortant, n'était-il pas plus légitime que vous pour occuper la première place radicale sur la liste socialiste ?
Jacques Rebillard mériterait d'être reconduit. La même question aurait pu lui être posée il y a six ans, puisque c'est moi qui étais
alors sortante...Mais elle ne doit pas être formulée en ces termes. Le PRG souhaite toujours deux candidats éligibles : en un, Claudette Brunet-Léchenault, en deux Jacques Rebillard, puisque
c'est dans cet ordre que l'assemblée générale du PRG71 a voté le 29 octobre dernier...
Serez-vous candidate à la candidature aux législatives de 2012 ?
Aujourd'hui, je ne le crois pas. Mais l'avenir dira quels seront les meilleurs candidats que le Parti Socialiste et ses alliés
choisiront...
Êtes-vous tentée par les sénatoriales ?
Ce mandat m'a toujours intéressée...
Quel est, selon vous, le meilleur candidat de la gauche à la présidentielle de 2012 ?
Le trop plein m'empêche de vous répondre. Je souhaite vraiment que les primaires ouvertes puissent avoir lieu. Le PRG va d'ailleurs
participer au groupe national de préparation de ces primaires...
Le discours de François Fillon devant les maires vous a-t-il rassurée concernant la suppression de la taxe professionnelle ?
Le discours de Fillon ne m'a absolument pas rassurée. Il a affirmé que la taxe professionnelle serait compensée mais il n'a pas dit
par quoi, laissant au Parlement le choix de décider des sources de financement. Ce n'est pas sérieux ! Je suis très inquiète de l'entreprise de casse de la décentralisation, de la volonté de
l'État de reprendre en main les décisions qui devraient appartenir aux élus locaux et aux citoyens.
Interview de J-Phiippe Chapelon
Source : lejsl.com