Monsieur le Président, Madame le Ministre, Mes chers collègues,
En cette période tellement préoccupante où souffle sur l’Europe, et plus particulièrement sur les pays de la zone Euro, une tempête sans précédent, nous constatons que les gouvernements ont sous estimé la gravité de la situation et commis de lourdes erreurs d’appréciation depuis 2008. Dans cette tourmente, nos concitoyens attendent que nous prenions conscience et que nous tirions les conséquences des erreurs communes. Voilà plus de trente ans qu’aucun gouvernement n’a présenté le moindre budget en équilibre.
Du coup, la dette publique a atteint des sommets qui paralysent l’action de l’État, ou, devrais-je plutôt dire des états. En effet, la majeure partie de nos voisins européens se retrouve dans une situation pour le moins comparable à la notre ce qui accélère bien sûr la contagion. Dans ce contexte, les radicaux de gauche regrettent l’absence d’une politique économique commune à la zone Euro qui permettrait d’opposer aux marchés financiers une solution globale et surtout efficace, mais également une solution politique. Plus généralement, nous souhaitons la création d’une véritable Europe fédérale, seule capable de maîtriser les dérives de la mondialisation et de donner à l’Europe une chance de peser à nouveau dans le monde.
Et, s’il me semble que nous sommes tous d’accord sur les causes du mal qui frappe notre pays, il en va différemment quant aux solutions susceptibles de le sortir de l’impasse. A titre liminaire, je tiens à mettre au crédit du gouvernement le fait qu’il se soit enfin aperçu de la situation catastrophique de nos finances publiques.
Néanmoins, Madame le Ministre, que le chemin fut long et jonché d’embûches ! Il aura fallu attendre que la dette publique double durant ces dix dernières années, que vous réduisiez à néant les avancées acquises par vos prédécesseurs en matière de commerce extérieur largement excédentaire il y a dix ans, déficitaire dans des proportions abyssales aujourd’hui. Il aura fallu enfin que les marchés et les sacro-saintes agences de notations fassent planer le spectre de la perte du triple A pour que vous daignez enfin prendre conscience de l’ampleur de la crise de la dette publique.
Malgré l’excellent travail du Sénat, de la commission des finances et particulièrement de sa rapporteure générale, les sénateurs PRG, ainsi que la majorité des membres du RDSE ne pouvaient apporter leur soutien à cette première partie du projet de loi de finances 2012 présenté par le gouvernement.
Car le texte du Gouvernement demeurait dans la droite ligne de la politique menée depuis quatre ans qui ne donne pas à la France les moyens de faire face aux
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