Verbatim du discours de Jean-Michel Baylet :
Mes chers amis,
Comme dans les débats télévisés, le temps nous est compté. Permettez-moi donc d’aller directement à l’essentiel sans autres façons.
Pour vous dire tout d’abord combien j’ai été heureux -et avec moi, tous les radicaux de gauche- de participer aux primaires citoyennes qui viennent de s’achever. Nous avons écrit ensemble, je dis bien ensemble, une page nouvelle pour notre démocratie. Je suis donc très fier (puisque les revendications de paternité se multiplient désormais) que le Parti Radical de Gauche ait été le premier à défendre cette procédure innovante pour la désignation de notre candidat commun.
A la fin, près de 3 millions d’électeurs ont permis de dégager une candidature forte d’une légitimité sans pareille depuis les élections de François Mitterrand dont aucun d’entre nous n’a jamais contesté la capacité à fédérer la gauche, ni la capacité d’homme d’Etat. La primaire a désigné François Hollande et je veux l’en féliciter. Bravo François. François, nous avons tous aujourd’hui le ferme espoir que tu viennes, dans un peu plus de 6 mois, rendre aux Français le meilleur de ce que la République peut leur offrir : le projet d’une nation rassemblée, tolérante, solidaire, généreuse et capable par là même d’affronter les immenses défis qui nous attendent.
Ce n’est un secret pour personne, dès le lendemain du 1er tour, les radicaux de gauche
et moi-même avions choisi de soutenir François Hollande. Mais je veux dire très clairement à Martine Aubry qu’il ne s’agissait en rien d’une quelconque défiance à son égard. Tout au
contraire, j’ai pensé, comme beaucoup de Français je crois, en observant votre face-à-face pendant la dernière semaine de campagne, que vous faisiez tous deux, toi Martine, toi François,
honneur à la gauche et je vous en remercie.
Nul n’a été désavoué et le peuple de gauche a entendu aussi les messages des autres candidats. Rien de ces apports ne devra être rejeté. Il faudra intégrer le volontarisme politique de Ségolène qui nous a rappelé les plus belles journées d’une campagne de 2007 que les radicaux avaient, pour leur part, menée sans aucune arrière-pensée. Bravo et merci Ségolène. Il faut parler du pragmatisme de Manuel, en particulier sur la question des finances publiques et sur celle de la sécurité, ces idées devront aussi éclairer notre campagne commune. Et que dire d’Arnaud que les médias ont voulu opposer artificiellement à tous les autres ? Il a livré une idée simple et féconde : dans une compétition économique mondiale où les plus puissants trichent, il faut refuser de jouer avec des dés pipés. Il a raison.
Nous savons également que tu as été, François, attentif au message singulier que portent les radicaux de gauche et que tu reprendras nos p
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