Samedi 30 juillet 2011
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aux accords conclus par les chefs d'Etats au sommet de la zone euro, à Bruxelles, jeudi soir, la classe politique française - l'opposition en particulier- n'a pas tardé à
réagir.
Les partis de l'opposition convergent tous vers un même son de cloche : l'Europe ne serait pas à l'abri des spéculations.
Ils dénoncent les taxes sur les transactions financières qui n'ont pas été évoquées ainsi qu'une contagion imminente de la crise vers les autres pays membres. De son
côté, François Fillon a déclaré vendredi que la dette augmentera de 15 milliards d'euros en 2015.
Jean-Michel Baylet, sénateur, président du Parti
radical de gauche (PRG): "Si la solidarité avec la Grèce est une nécessité, les mesures prises s'arrêtent au milieu du gué en restant purement techniques. (...) Surtout, le cercle vicieux de la
spéculation n'est pas enrayé. Pour le Parti radical de gauche, il faut taxer les transactions financières sur les dettes souveraines à l'échelle du continent européen."
François Hollande (PS), candidat à l'investiture socialiste pour 2012 : "C'était un accord nécessaire mais il est aussi tardif
qu'insuffisant". Il explique : "tardif parce que si ces mesures avaient été prises il y a 18 mois, il n'y aurait eu jamais de crise de la zone euro". "La capacité que doit avoir
l'Europe d'emprunter pour elle-même pour se substituer à des Etats défaillants pour leur dette souveraine" et que "rien n'a été décidé" sur une "taxe sur les banques"
Arnaud Montebourg (PS) : "Leur nouveau plan de sauvetage négocié avec le secteur bancaire souffre en effet de quatre
défauts rédhibitoires: il ne peut enrayer le risque de contagion systémique aux pays fragiles (...), il charge les contribuables européens et épargne le secteur bancaire (...), il propose des
contributions d'urgence des Etats et néglige les financements pérennes par les opérateurs financiers privés (...), enfin il perpétue à tort l'obsession de l'austérité et le retour en force des
critères de Maastricht de 1992."Jean-Michel Baylet, sénateur, président du Parti radical de gauche (PRG): "Si la solidarité
avec la Grèce est une nécessité, les mesures prises s'arrêtent au milieu du gué en restant purement techniques. (...) Surtout, le cercle vicieux de la spéculation n'est pas enrayé. Pour le Parti
radical de gauche, il faut taxer les transactions financières sur les dettes souveraines à l'échelle du continent européen."
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20110722trib000638090/apres-le-sommet-de-la-zone-euro-les-reactions-francaises-fusent.html
Publié dans : PRG nationale