


Le
fossé se creuse entre les radicaux de gauche et les socialistes, qui n’ont offert aucune place éligible sur leurs listes européennes au PRG que préside Jean-Michel Baylet.
Le PRG appellera-t-il à voter PS aux européennes ?
Jean-Michel Baylet. Il n’en est pas question ! L’accord que nous souhaitions avoir avec le PS n’a pas été possible parce que Martine Aubry ne nous a pas fait de propositions sérieuses.
Vous ne donnerez aucune consigne de vote ?
J’ai laissé l’ensemble de nos militants libres de voter en leur âme et conscience, en leur recommandant de voter à gauche. En ce qui me concerne, je voterai blanc.
Pourquoi les relations entre le PS et le PRG sont-elles aujourd’hui si tendues ?
Le PS est devenu agressif. Il a tendance à reproduire à l’extérieur la violence de son fonctionnement interne. Ses mauvais scores prévisibles aux européennes rendent très nerveux ses dirigeants.
Les Français n’apprécient pas leur stratégie d’opposition systématique. Le comportement du PS est lié aussi à son incapacité à rassembler. Tant que ce parti, qui est le premier de la gauche, ne
remplira pas sa mission fondamentale, la gauche sera en difficulté.
Vouloir constituer votre propre groupe à l’Assemblée n’est-il pas un facteur de division ?
Nous avons un groupe au Sénat qui fonctionne très bien et il y a longtemps que le PRG a décidé d’en avoir un autre à l’Assemblée. Cela devient maintenant possible avec l’abaissement du nombre de
députés nécessaire. Nous allons donc le faire, que cela plaise ou non au PS.